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Une Cadette de la cyber à l’ISEN Méditerranée

Cadette de la cyber

Rencontre avec Hanäé Lopez, étudiante en 4ème année à l’ISEN Méditerranée, elle a choisi la cybersécurité en spécialité et vient d’intégrer le programme des Cadettes de la cyber.

Bonjour Hanäé, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Après un BAC scientifique je savais que je voulais devenir ingénieure et m’orienter dans la cybersécurité. J’ai cherché des écoles qui faisaient de l’électronique et c’est comme ça que j’ai trouvé l’ISEN. J’ai débuté par 2 ans en prépa PCSI (physique, chimie et sciences de l’ingénieur) sur le campus de Nîmes avant de rejoindre le campus de Toulon. Après la 3ème année de tronc commun je me suis spécialisée en cybersécurité.

Pourquoi t’orienter vers la cybersécurité ?

Je voulais avoir un impact positif sur le monde. J’ai trouvé à travers les matières qui me plaisaient, la physique et les sciences de l’ingénieur, que la cybersécurité pouvait répondre à ce que je recherchais. Le fait de pouvoir défendre son pays, des entreprises, participer à sensibiliser sur le sujet, c’est ça que j’appréciais.

Tu viens de participer à l’European Cyber Week, peux-tu nous en dire plus ?

L’European Cyber Week est un congrès organisé à Rennes par le Pôle d’Excellence Cyber et ses membres. Ce pôle a été créé en 2014 par le ministère des armées et le Conseil Régional de Bretagne.

C’est un évènement qui a été créé pour faire rayonner les entreprises françaises de la cybersécurité, en particulier à travers l’Europe. L’objectif est aussi de partager de l’information technique et scientifique, notamment pendant des conférences. Cette année le ministre du numérique était présent avec le directeur général de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information).

Il y avait également un CTF (Capture The Flag) organisé pour l’occasion, c’est une compétition où les participants doivent trouver le plus de flags (codes dissimulés) en piratant les systèmes informatiques, sites web et réseaux mis à disposition dans le cadre de l’épreuve. Cette année la problématique était d’actualité puisque qu’elle tournait autour de la perte de contrôle d’une Intelligence Artificielle de protection des systèmes d’information critiques Européens.

European Cyber Week

Seulement 11% de femmes dans la cybersécurité

European Cyber Week

Tu étais invitée à cet évènement car tu viens de rejoindre le programme des Cadettes de la cyber, en quoi cela consiste ?

Au sein du Pôle d’Excellence Cyber, ils essaient de faire émerger des start-ups et des entreprises françaises à l’international et ils ont créé le programme des cadettes pour faire prévaloir les femmes dans le domaine de la cybersécurité. Il y a seulement 11% de femmes dans ce domaine alors qu’il y a un vrai défi de recrutement. Le but c’est d’inspirer les jeunes femmes à intégrer la filière. Finalement, les cadettes sont des représentantes de la cybersécurité.

Nous sommes accompagnées par un parrain ou une marraine qui travaillent dans le domaine. Le programme permet de faciliter l’insertion professionnelle, d’accéder à des formations supplémentaires (technique, géopolitique, prise de parole en public) et de participer à de grands évènements comme l’ECW, le Risk Summit ou le FIC.

Les cadettes de la cyber doivent mener des actions de sensibilisation auprès des lycées et des collèges, et effectuer des présentations au cours de l’année pour faire connaître les métiers de la cybersécurité. La pénurie de candidates est tellement importante que la formation est devenue un vrai défi à relever.

Nous sommes 12 cadettes cette année et nous sommes la troisième promotion. Le programme dure 2 ans, dont une année avec un parrain ou une marraine, mais rien ne nous empêche ensuite de poursuivre le travail de sensibilisation.

Aujourd’hui la proportion de femmes en école d’ingénieurs ne dépasse pas les 30%, qu’est ce qui pour toi pourrait faire changer les choses ?

Je pense que plus de représentation est nécessaire. Les filles se disent souvent que ce n’est pas leur place ou qu’elles n’y arriveront pas. Il faut montrer aux filles que ce n’est pas une voie qui est fermée, surtout au moment où elles s’orientent. Les métiers de la cybersécurité en plus sont très larges, il y a l’aspect juridique, géopolitique et géostratégique. On veut aussi montrer aux filles que beaucoup de profils différents peuvent se lancer dans ce domaine.

De mon côté, ce sont mes parents qui m’ont vraiment poussée, quand je doutais, à poursuivre dans les matières (scientifiques) qui me plaisaient.

"N'hésitez pas à rejoindre le monde de la cyber"

Quelle a été ta dernière expérience professionnelle et vers quoi souhaites-tu t’orienter ?

J’ai fait un stage chez TechnicAtome, une entreprise française qui s’occupe de concevoir et de créer les réacteurs nucléaires des portes avions et sous-marin nucléaires français. J’étais dans la cellule cyber de la partie industrielle de l’entreprise. La problématique était d’intégrer l’aspect cybersécurité à la conception des produits.

J’aimerais faire mon prochain stage au sein de l’ANSSI, pour voir autre chose que l’aspect militaire. J’ai aussi envie de partir à l’étranger et en dernière année j’envisage de faire une alternance.

As-tu un dernier mot ?

Les filles n’hésitez pas à rejoindre le monde de la cyber. Quelle que soit la voie que vous choisissez (juridique, géopolitique, ingénieur), faites-vous plaisir parce qu’il y a vraiment une pénurie, il y a plein de postes à pourvoir. Vous êtes les bienvenues !

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